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Nous savons que le démantèlement actif (dit de phase trois) ne pourra être entrepris à Fessenheim qu’après de longues années de simple surveillance ou d’interventions légères (démantèlement de phases 1 et 2). Mettons à profit cette période de latence pour améliorer les techniques et l’organisation du démantèlement. Nous voyons actuellement en ce qui concerne la centrale de Brennilis arrêtée depuis deux décennies, qu’EDF ne s’est pas préparé à cette phase 3, puisque le démantèlement s’effectue actuellement dans des conditions scandaleuses. Nous ne voulons pas que cela se passe aussi mal en Alsace. Le démantèlement doit être pris en charge et préparé par le service public, et non pas confié à des sous-traitants qui emploient des salariés intérimaires habituellement désignés dans le milieu sous le terme de « viande à Rem » parce qu’ils sont exposés à des risques maximums d’irradiation. Il est de la responsabilité de l’état de résoudre les problèmes liés au démantèlement des centrales en fin de vie. L’ingénierie et la préparation aux techniques de démantèlement est une des missions futures du service public. Le savoir-faire acquis sur cette question épineuse sera utile ensuite pour tous les autres réacteurs qui arrivent en fin de vie en France et dans le monde. Voici quelques documents sur le sujet. Le démantèlement des installations nucléaires et la gestion des déchets radioactifs : rapport au Président de la République suivi des réponses des administrations et des organismes intéressés
Article paru dans l'édition de janvier/février d'Environnement Magazine : Les coûts cachés du démantèlement
Discours de l'AEN en 2002 :
"À mesure que les installations nucléaires du monde entier continuent à prendre de l’âge, de nombreux pays vont de plus en plus être appelés à en cesser l’exploitation, à les déclasser et à les démanteler. Ils devront aussi, notamment, aborder des questions connexes concernant la libération et la réutilisation des matériaux, des bâtiments et des sites ainsi que la gestion des déchets radioactifs. Des dispositions pertinentes devront être prises en matière de politique, de financement et de gestion. Selon la démarche qui sera retenue, le déclassement et le démantèlement (D-D) des installations nucléaires pourraient s’étaler sur quelques années ou sur plusieurs décennies, surtout dans le cas des installations les plus importantes. De telles durées soulèvent des questions particulières dans le cadre des décisions à prendre et ont des incidences plus larges compte tenu d’enjeux comme la durabilité de l’énergie nucléaire et la protection du bien-être des populations locales" |