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2010-INFO CRIIRAD Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par AssStopFessenheim   
12-10-2010

La CRIIRAD résume ci-dessous la situation sur les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fessenheim.Merci à

Bruno CHAREYRON, Ingénieur en physique nucléaire, Responsable du Laboratoire CRIIRAD, pour toutes ces précisions.

 

1 / Origine du Xenon : lors de la réaction nucléaire de fission, au sein des gaines de combustible sont créés des dizaines de produits de fission radioactifs voir en particulier  le tableau page 7 de mon rapport de 2000 sur Fessenheim.

 

2 / Parmi ces produits de fission sont produits en très grande quantité des gaz rares radioactifs, isotopes du Krypton (comme le krypton 85) et du Xénon (xénon 133, 133m, 135, etc). Les gaz rares sont très mobiles, ils parviennent assez facilement à diffuser à travers les gaines de combustible irradié (d’autant que certaines gaines ont carrément des fissures) et se retrouvent dissous dans l’eau contaminée du circuit primaire et donc dans l’air issu du dégazage du circuit primaire.

 

3 / Lors du rejet d’air contaminé dans l’environnement, EDF filtre partiellement l’air. La filtration n’a pratiquement aucun effet sur le tritium et les gaz rares qui sont rejetés en quasi-totalité dans l’environnement. Cependant dans le cas de certains isotopes à période assez courte (période isotopes du Xenon : quelques minutes, heures ou jours cf page 7) il est très important de conserver l’air contaminé dans des réservoirs de décroissance pour laisser décroitre la radioactivité au maximum avant rejet

 

4 / Malgré cela, les rejets de gaz rares radioactifs (xenon, krypton) effectués par les centrales nucléaires sont très élevés. Fessenheim a rejeté en 2009 : 197 milliards de becquerels de gaz rares radioactifs (xenon et krypton)

 

5 / L’impact de ces rejets n’est pas correctement mesuré par EDF et l’IRSN car les balises ne mesurent que les aérosols radioactifs et pas les gaz rares, ce qui permet de laisser croire aux populations qu’il n’y a pas de radioactivité artificielle dans l’air autour des centrales (la CRIIRAD dénonce ces lacunes depuis plus de 15 ans)

 

6 / Lorsqu’il s’agit de gaz rares radioactifs à longue période comme le krypton 85 (T =10 ans), il y a contamination durable et à grande échelle de l’atmosphère, à cause des rejets des centrales nucléaires et surtout des usines de retraitement, c’est le cas pour le krypton 85 (cf graphique page 3 de la note CRIIRAD 09-102).

 

7 / Les autorités sous estiment l’impact des gaz rares sur l’environnement au prétexte qu’ils ne seraient pas métabolisés, c’est faux, voir rapport CRIIRAD N°04-28 sur le krypton 85 rédigé pour Greenpeace Japon , pages 13 à 18.

Dernière mise à jour : ( 08-06-2016 )
 
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