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2008-septembre - Tricastin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par AssStopFessenheim   
26-09-2008
Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : le directeur de la centrale du Tricastin se voulait sûrement rassurant en affirmant "Selon nos spécialistes, si ça tombe, il n'y aura pas de conséquence extérieure car le bâtiment est bien fermé". Pour nous, cela confirme que la situation est grave, le risque important, et les riverains en danger. Même si la porte du réacteur n°2 est "bien fermée" !!!

Le Dauphiné libéré - 22 septembre 2008

Évacuation des populations, une hypothèse contredite par EDF-Tricastin et la préfecture

Alarmiste et dénuée de tout fondement. Voilà en substance la teneur des réponses apportées hier par l'autorité préfectorale et la direction d'EDF-Tricastin à l'hypothèse formulée le matin même par le réseau Sortir du nucléaire.

« L'évacuation des communes proches du Tricastin est-elle envisagée par les autorités ? » C'est par cette question "coup de poing" que débute un long communiqué de presse émanant de cette fédération de 830 associations, connue pour ses prises de position radicales et le combat militant qu'elle mène sans relâche contre l'industrie du nucléaire. Depuis quelques mois, surfant sur les incidents à répétition qui ont émaillé l'été pourri du site de Tricastin, elle ne manque pas une occasion pour enfoncer le clou.
 
« Un risque majeur existe ». Cette fois, c'est l'incident survenu le 8 septembre dernier lors d'une opération de renouvellement du combustible de l'unité 2 de la centrale EDF qui focalise l'attention des anti-nucléaires. Le Réseau « exige la vérité sur la gravité de l'événement en cours et des réponses à des questions fondamentales », car pour lui, un risque majeur existe : « les  deux assemblages pesant chacun environ 800 kg, menacent à chaque instant de tomber. Ils pourraient alors se briser, et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée... » D'où la question qui fait froid dans le dos : « ne faut-il pas immédiatement évacuer les communes proches, voire les départements concernés, de façon préventive et non suite à une éventuelle aggravation de la situation ? »
 
Surprise totale. À EDF-Tricastin, le cadre d'astreinte de la direction, bien que « non-habilité à communiquer », affiche une totale sérénité : « Ce que je peux dire, c'est que la sûreté du réacteur est complètement garantie. La direction avait annoncé que la préparation à l'intervention nécessiterait plusieurs jours. Nos équipes y travaillent. Et il n'y a aucune évolution de la situation qui aurait nécessité une nouvelle communication sur le sujet. »
 
Du côté de la préfecture de Vaucluse, la surprise est totale : « lorsque se produit un incident sur une installation nucléaire, l'exploitant est tenu d'en référer immédiatement à l'Agence de sûreté nucléaire et aux préfectures concernées, relativise Jean-Charles Géray, sous-préfet de l'arrondissement d'Apt et de permanence hier. Or, aucune information ne nous est parvenue qui ferait état d'une quelconque aggravation de la situation. Et je confirme qu'à notre niveau, il n'a jamais été envisagé d'évacuer les populations. Les sources "autorisées" devraient vérifier leurs informations... »
 
REPÈRES - L'INCIDENT NE REPRÉSENTE « AUCUN DANGER »
Le 8 septembre dernier, lors de travaux de maintenance sur le réacteur 2 de la centrale EDF Tricastin, deux tubes contenant "de l'uranium et du gaz d'iode" de 600 kg chacun se sont accidentellement accrochés au couvercle de la cuve. Le directeur de la centrale, Alain Peckre, précisait alors : « la manipulation a été aussitôt arrêtée et les douze intervenants sont sortis... Il n'y a aucun danger sanitaire ni environnemental... Selon nos spécialistes, si ça tombe, il n'y aura pas de conséquence extérieure car le bâtiment est bien fermé... On suspecte que les têtes de ces éléments combustibles se sont déformées. On va créer un outillage pour consolider les deux éléments au "couvercle" auquel ils sont accrochés pour les déplacer. C'est la méthode utilisée sur un cas similaire à la centrale de Nogent-sur-Seine, il y a quelques années, mais eux n'avaient qu'un seul "tube" à traiter. »

Dernière mise à jour : ( 29-09-2008 )
 
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